Lika Kato est née à Kobe, au Japon. Son enfance est marquée par la danse, ses poèmes et ses premières peintures à huile. Elle y valide une maîtrise de beaux arts,
spécialité design visuel à l’université Kyoto Seika, tout en
réalisant les décors, la communication et la régie son de divers théâtres, notamment Ridan, ZIGI, Hanzai-Tomonokai. Elle y expose ses œuvres dans des installations immersives, par exemple en créant un parcours fœtal dans l’enceinte d’un théâtre abandonné. À l’occasion d’une
exposition d’artistes indépendants, elle préfère apporter son lit, et elle y tapisse les murs de dessins de ses rêves une semaine durant.
Ses premières peintures sont surréalistes, inspirées d’artistes comme Hans Bellmer et Leonor Fini.
Que ce soit à travers la peinture (huile, acrylique, gouache, tempera), le dessin, le théâtre, les performances, la poésie, le graffiti et le street art, Lika s’exprime pleinement sans s’arrêter à un médium ou une technique. En 1990, elle s’installe à Paris. En s’éloignant de son Japon natal, certaines de ses œuvres s’imprègnent de japonisme, que ce soit dans les matériaux, les thèmes ou les techniques.
Elle crée à Paris ses premiers objets illuminés, en fixant des êtres et des formes légers et translucides.
Elle continue d’exposer à Paris et à Kyoto, tout en s’impliquant dans la vie artistique des quartiers de Belleville et Ménilmontant. Ses installations, sans cesse plus grandes et plus immersives, s’intègrent aux lieux emblématiques de ces quartiers. 

Elle collabore à partir de 2011 avec la cité des sciences et de l’industrie, d’abord avec Bébé roi, installation monumentale en fil de fer et papier japonais interrogeant sur la place de l’enfant dans nos sociétés civilisées, et l’année suivante en réalisant une installation illuminée immersive en lumière noire qui accueille les visiteurs de l’exposition sur le boson de Higgs. 

Elle collabore depuis 2013 avec l’atelier Procédés Chénel, où son style unique et son talent dans la construction en papier ont séduit. Elle a illustré Sept contes cruels du Japon ancien pour l’éditeur Passage d’encres, après avoir collaboré avec son magazine (Frontières, Sans Titre). Certains de ses tableaux sont reproduits dans Incarnation, publié par Salvator. 

Elle a exposé ou été en résidence au Brésil, Argentine, Chine, Japon, Espagne, Portugal. 

Démarche
Enfant sauvage, Lika vit dès le début l’art comme un moyen d’exprimer ce qui va au delà des mots. Ses premières œuvres lui permettent d’extraire et de distiller l’aliénation du passage à l'âge adulte. Ayant trouvé une forme de joie et de spontanéité au centre du chaos de la vie, Lika s’attache désormais à partager ses univers intérieurs, à amener un public à s’approprier sa part de rêve. Les émotions qu’elle cherche à susciter sont légères et vivantes, un émerveillement qui est personnel à chacun. 

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